Le dilemme du prisonnier : équilibrer compétition et coopération

Principaux enseignements

  • La dilemme du prisonnier illustre comment des actions égoïstes conduisent à des résultats sous-optimaux.
  • La coopération n’est pas toujours dans l’intérêt de chacun dans un dilemme du prisonnier.
  • En affaires, reconnaître un dilemme du prisonnier aide à équilibrer compétition et coopération.
  • Albert Tucker a introduit le dilemme du prisonnier en 1950 dans le cadre de la théorie des jeux.
  • Le dilemme du prisonnier montre comment les décisions individuelles impactent les résultats du groupe.

Le dilemme du prisonnier est un paradoxe conceptualisé par Merrill Flood et Melvin Dresher à la Rand Corporation en 1950. Il a été ultérieurement formalisé et nommé par le mathématicien canadien Albert William Tucker.

Le dilemme du prisonnier fournit essentiellement un cadre pour comprendre comment équilibrer coopération et compétition, et ces concepts peuvent parfois être un outil utile pour la prise de décision stratégique. Par conséquent, il trouve des applications dans divers domaines tels que les affaires, la finance, l’économie, la science politique, la philosophie, la psychologie, la biologie et la sociologie.

VioletaStoimenova / Getty Images

Expliquer le dilemme du prisonnier

Le scénario du dilemme du prisonnier fonctionne comme suit : Deux suspects ont été arrêtés pour un crime et se trouvent maintenant dans des pièces séparées dans un commissariat, sans moyen de communiquer entre eux. Le procureur leur a dit séparément ce qui suit :

  • Si vous avouez et acceptez de témoigner contre l’autre suspect, qui ne confesse pas, les charges contre vous seront abandonnées, vous serez libéré, et l’autre suspect purgera trois ans.
  • Si vous ne confessez pas mais l’autre suspect le fait, vous serez condamné et purgerez trois ans pendant qu’il sera libre.
  • Si vous avouez tous les deux, vous serez tous deux condamnés à deux ans de prison.
  • Si aucun de vous ne confesse, vous serez tous deux inculpés de délits mineurs et condamnés à un an de prison.

Que devraient faire les suspects ? Voilà l’essence du dilemme du prisonnier.

Principes fondamentaux du dilemme du prisonnier

Il existe quelques concepts de base indispensables au fonctionnement du paradoxe du dilemme du prisonnier. Ces concepts incluent :

  • Il doit y avoir deux joueurs. La situation implique deux individus ou entités impliqués dans une situation commune, comme commettre un crime ensemble ou faire face à une décision mutuelle.
  • Les décisions sont prises simultanément. Les deux joueurs prennent leurs décisions sans connaître le choix de l’autre. Cette décision simultanée est un aspect crucial du dilemme, car chaque partie doit décider sans tenir compte de la décision de l’autre.
  • Il doit y avoir une combinaison de résultats. Une matrice de gains est un tableau qui présente les différentes combinaisons possibles de choix des deux joueurs et les résultats ou gains associés pour chacun. Elle permet de visualiser les conséquences des différentes décisions. Nous en parlerons plus tard.
  • Il peut y avoir une coopération mutuelle ou une trahison mutuelle. Les joueurs ont la possibilité de coopérer (choisissant un résultat mutuellement bénéfique) ou de trahir (choisissant un résultat égoïste). La tension du dilemme vient du conflit entre intérêts individuels et intérêts collectifs.
  • Chaque joueur a une stratégie dominante. C’est la stratégie qui donne le meilleur résultat pour lui, indépendamment du choix de l’autre. Cette stratégie dominante est souvent la décision rationnelle, mais elle mène à un résultat sous-optimal si les deux joueurs la suivent.
  • Les joueurs sont supposés être rationnels. Cela signifie qu’ils cherchent à maximiser leur propre intérêt. Cette hypothèse est fondamentale en théorie des jeux et dans le modèle de choix rationnel, car elle explique le conflit entre options.

Évaluation des stratégies optimales

Commençons par construire une matrice de gains comme illustré dans le tableau ci-dessous. Le « gain » ici est exprimé en termes de durée de peine de prison (symbolisée par le signe négatif ; plus le nombre est élevé, mieux c’est). Les termes « coopérer » et « trahir » désignent respectivement la coopération ou la trahison des suspects (par exemple, si aucun d’eux ne confesse) ou la trahison (ne pas coopérer avec l’autre, c’est-à-dire qu’un suspect confesse, l’autre non). Le premier chiffre dans chaque case (a) à (d) indique le gain pour le Suspect A, le second pour le Suspect B.

Dilemme du prisonnier –   Matrice de gains
Suspect B
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