Cette semaine, le CLARITY Act, avancé par le Sénat américain, a fait exploser les réseaux sociaux. Beaucoup d'analystes pensent qu'il s'agit d'une porte dérobée pour le secteur des cryptomonnaies, d'un affaiblissement de la régulation, et que cela pourrait faire perdre tout contrôle à la DeFi. Mais ceux qui ont lu le texte du projet de loi savent que ces propos s’éloignent en réalité de la vérité.
L’essence du CLARITY n’est pas de relâcher la régulation, mais de mettre fin à cette confusion des dernières années où la législation se faisait par poursuites plutôt que par des règles claires. Rappelez-vous : avant, un projet pouvait être considéré comme conforme, puis l’SEC arrivait le lendemain avec une plainte pour violation des lois sur les valeurs mobilières, car les règles étaient révélées après coup. Modifier les règles après coup empêche toute planification sérieuse. Le projet de loi est très simple : il définit clairement les limites de la régulation, précise qui doit faire quoi, comment, et informe le marché à l’avance.
Beaucoup craignent que cela ne mette à mal la loi sur les valeurs mobilières. En réalité, ce n’est pas le cas. Les informations à divulguer restent inchangées, les violations seront toujours punies, et le pouvoir de l’SEC en matière d’application de la loi n’est pas réduit. Il s’agit simplement de ne plus tolérer une régulation floue et des poursuites après coup. En regardant des affaires comme FTX, ce n’est pas une régulation trop stricte qui a causé leur chute, mais l’absence de surveillance et l’ambiguïté des pouvoirs de régulation. En intégrant ces risques dans un cadre clair, on peut mieux prévenir à l’avance. Quant aux soi-disant "vulnérabilités réglementaires", pour être honnête, ce sont en réalité les zones grises d’avant qui étaient les plus faciles à exploiter. CLARITY vise à réduire ces zones grises, pas à les élargir.
La DeFi a été la plus durement critiquée, mais en réalité, le projet de loi est très précis. Les développeurs qui écrivent du code et les institutions qui contrôlent directement les fonds des clients sont distingués. Les protocoles véritablement décentralisés sont protégés, mais ceux qui se servent de la DeFi comme prétexte pour faire de l’intermédiation ne pourront pas échapper à la réglementation. Les développeurs ne deviennent pas criminels simplement en publiant du code, et leur droit à gérer leurs propres actifs est clairement protégé. La régulation cible les comportements spécifiques, pas les outils technologiques en soi.
Ce qui est le moins amical dans ce projet de loi, ce ne sont pas les investisseurs ordinaires ni les développeurs sérieux, mais plutôt ces projets qui profitent de la régulation floue — lancer une crypto, puis ajouter la logique plus tard, des positions floues, des règles qu’on peut esquiver. Avant, on pouvait encore faire du “pêche au gros” dans cette zone grise, mais maintenant, c’est clair : il faut suivre la voie réglementaire ou sortir du marché. CLARITY ne peut pas faire monter directement le prix des tokens, ni sauver des projets de mauvaise qualité, mais il clarifie la question : "Es-tu dans le cadre réglementaire ou pas ?" C’est une bonne nouvelle pour les projets qui veulent durer, mais pour ceux qui vivent de l’asymétrie d’informations, c’est une autre histoire.
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Cette semaine, le CLARITY Act, avancé par le Sénat américain, a fait exploser les réseaux sociaux. Beaucoup d'analystes pensent qu'il s'agit d'une porte dérobée pour le secteur des cryptomonnaies, d'un affaiblissement de la régulation, et que cela pourrait faire perdre tout contrôle à la DeFi. Mais ceux qui ont lu le texte du projet de loi savent que ces propos s’éloignent en réalité de la vérité.
L’essence du CLARITY n’est pas de relâcher la régulation, mais de mettre fin à cette confusion des dernières années où la législation se faisait par poursuites plutôt que par des règles claires. Rappelez-vous : avant, un projet pouvait être considéré comme conforme, puis l’SEC arrivait le lendemain avec une plainte pour violation des lois sur les valeurs mobilières, car les règles étaient révélées après coup. Modifier les règles après coup empêche toute planification sérieuse. Le projet de loi est très simple : il définit clairement les limites de la régulation, précise qui doit faire quoi, comment, et informe le marché à l’avance.
Beaucoup craignent que cela ne mette à mal la loi sur les valeurs mobilières. En réalité, ce n’est pas le cas. Les informations à divulguer restent inchangées, les violations seront toujours punies, et le pouvoir de l’SEC en matière d’application de la loi n’est pas réduit. Il s’agit simplement de ne plus tolérer une régulation floue et des poursuites après coup. En regardant des affaires comme FTX, ce n’est pas une régulation trop stricte qui a causé leur chute, mais l’absence de surveillance et l’ambiguïté des pouvoirs de régulation. En intégrant ces risques dans un cadre clair, on peut mieux prévenir à l’avance. Quant aux soi-disant "vulnérabilités réglementaires", pour être honnête, ce sont en réalité les zones grises d’avant qui étaient les plus faciles à exploiter. CLARITY vise à réduire ces zones grises, pas à les élargir.
La DeFi a été la plus durement critiquée, mais en réalité, le projet de loi est très précis. Les développeurs qui écrivent du code et les institutions qui contrôlent directement les fonds des clients sont distingués. Les protocoles véritablement décentralisés sont protégés, mais ceux qui se servent de la DeFi comme prétexte pour faire de l’intermédiation ne pourront pas échapper à la réglementation. Les développeurs ne deviennent pas criminels simplement en publiant du code, et leur droit à gérer leurs propres actifs est clairement protégé. La régulation cible les comportements spécifiques, pas les outils technologiques en soi.
Ce qui est le moins amical dans ce projet de loi, ce ne sont pas les investisseurs ordinaires ni les développeurs sérieux, mais plutôt ces projets qui profitent de la régulation floue — lancer une crypto, puis ajouter la logique plus tard, des positions floues, des règles qu’on peut esquiver. Avant, on pouvait encore faire du “pêche au gros” dans cette zone grise, mais maintenant, c’est clair : il faut suivre la voie réglementaire ou sortir du marché. CLARITY ne peut pas faire monter directement le prix des tokens, ni sauver des projets de mauvaise qualité, mais il clarifie la question : "Es-tu dans le cadre réglementaire ou pas ?" C’est une bonne nouvelle pour les projets qui veulent durer, mais pour ceux qui vivent de l’asymétrie d’informations, c’est une autre histoire.