Je viens de lire l’histoire d’Alexandre Cazes et je dois dire que c’est l’une de ces affaires du dark web qui restent gravées. Tout a commencé lorsque le Département de la Justice américain, le 4 juillet 2017, a annoncé l’interdiction d’AlphaBay, le plus grand marché de la darknet jamais existé au monde. Le lendemain, ce jeune Canadien de seulement 25 ans a été arrêté en Thaïlande.



Cazes venait du Québec et vivait apparemment une vie de rêve : villas luxueuses, voitures de luxe, millions en cryptomonnaies. Mais en réalité, il était le fondateur d’un véritable réseau criminel souterrain. Intéressant de voir comment il a construit tout cela, non ?

Le dark web en soi n’est pas né pour le crime. Il avait été développé par des passionnés de technologie pour protéger la vie privée, via des logiciels comme Tor. Mais évidemment, les criminels l’ont découvert et en ont fait un marché noir mondial. Sur AlphaBay, on pouvait acheter de tout : drogues, malwares, faux documents. Les utilisateurs payaient en Bitcoin et autres cryptomonnaies, ce qui rendait tout pratiquement traçable.

Cazes a commencé à gérer AlphaBay en 2014 et la plateforme a énormément grandi. Elle a même dépassé Silk Road, qui avait déjà été fermée. On parle maintenant de plus de 40 000 fournisseurs et 200 000 utilisateurs réguliers. Les commissions qu’il gagnait ? Des centaines de millions par an. Il vivait en Thaïlande comme un magnat, investissant aussi dans des hôtels et structures hôtelières. Sa famille et ses amis avaient du mal à croire ce qu’il faisait réellement.

Pendant des années, les agences internationales ont tenté de le traquer sans succès. Les serveurs étaient répartis mondialement, l’anonymat était presque impénétrable. Même les agents qui tentaient d’acheter des marchandises de contrebande sur le dark web n’arrivaient pas à remonter jusqu’à lui. Jusqu’à ce qu’il commette une erreur apparemment banale.

Au début d’AlphaBay, chaque nouvel utilisateur recevait un email de bienvenue. Cet email contenait l’adresse réelle de Cazes. Il a rapidement corrigé cette faille de sécurité, mais un informateur anonyme avait déjà sauvegardé cette communication et l’a donnée aux enquêteurs. À partir de là, tout s’est accéléré. Ils ont identifié ses réseaux sociaux, trouvé des photos et vidéos de sa jeunesse, découvert qu’il avait été un développeur de logiciels libres et qu’il gérait une société technologique au Canada. Les traces l’ont conduit directement à Bangkok.

Avec l’aide de la police thaïlandaise, les enquêteurs ont découvert ses différentes propriétés dans la ville et ses environs. Après plusieurs semaines d’observation, ils ont orchestré un plan génial : ils ont simulé un accident de voiture. Une femme infiltrée, apparemment
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