Je viens de remarquer un phénomène assez intéressant sur le marché de l'énergie. Après les conflits de fin février, le prix du pétrole WTI a pour la première fois en quatre ans dépassé celui du Brent – ce qui n'est pas une coïncidence mais reflète un changement profond dans la façon dont le marché évalue le risque.



Ce qui se passe en réalité, c'est une "reévaluation de la sécurité" à l'échelle du marché entier. Auparavant, le Brent était toujours payé plus cher car il représentait le flux commercial mondial. Mais lorsque le détroit d'Hormuz a été fermé, le pétrole provenant du Golfe Persique, d'Oman et des Émirats Arabes Unis a soudainement dû supporter une énorme "prime de risque" – des coûts d'assurance des navires en forte hausse, une partie des exportations étant totalement paralysée.

Inversement, le WTI bénéficie d'un avantage considérable : il est transporté via un réseau de pipelines mature directement vers les raffineries du Golfe du Mexique. Selon Germini, fondateur de Germini Energy, l'explication est très simple : "Le marché ne paie plus plus cher pour le pétrole 'représentant le marché mondial'. Ils paient plus cher pour le pétrole 'qu'ils peuvent réellement détenir'."

Le résultat est une situation extrême. Le contrat WTI de décembre se situe actuellement autour de 77 USD le baril, soit 25 USD de moins qu'en mai, tandis que le prix spot du Brent a dépassé 140 USD. Les investisseurs achètent à la fois du pétrole physique pour faire face aux perturbations actuelles de l'approvisionnement, et pariant que le conflit sera atténué dans les mois à venir.

Mais selon des experts de Stratas Advisors, la situation pourrait devenir plus tendue. Avec l'interdiction navale des États-Unis, le prix spot du Brent pourrait tester dans les prochaines semaines la fourchette de 160-190 USD. Si le prix du pétrole reste élevé durablement, "la destruction de la demande" se produira – les consommateurs réduiront considérablement leur consommation, avec même un risque de récession économique mondiale.

Il semble que cette crise énergétique pourrait être la dernière carte que les États-Unis et l'Iran jouent pour revenir à la table des négociations. Le marché attend de voir ce qui va se passer ensuite.
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