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Bryan Armstrong critique la position des associations bancaires dans le conflit législatif sur le marché des cryptomonnaies
Lors du récent forum sur la liberté politique en Floride, Coinbase et son directeur général Brian Armstrong ont de nouveau été au centre des discussions concernant le projet de loi sur la structure du marché des cryptomonnaies. Le PDG de la plateforme a formulé une critique acerbe à l’encontre non pas de quelques institutions financières, mais de toute une association commerciale de banques, qui, selon lui, constitue le principal obstacle à la progression de cette législation.
Pourquoi les associations bancaires considèrent la cryptomonnaie comme une menace
Brian Armstrong a souligné la différence fondamentale dans l’approche des actifs numériques. Selon lui, les secteurs traditionnels adoptent souvent une position basée sur le principe de la somme nulle. Dans cette optique, la cryptomonnaie n’est pas vue comme une opportunité d’innovation ou d’expansion du marché, mais comme une menace directe aux intérêts des institutions financières classiques.
Cela diffère de la position de certaines banques. Il est intéressant de noter que les petites et moyennes institutions financières, contrairement aux stéréotypes courants, ne craignent pas paniquement la fuite de dépôts vers les émetteurs de stablecoins. Leurs problèmes plus pressants concernent plutôt la sortie de fonds vers les grandes banques. De plus, même les plus grands acteurs financiers intègrent activement la cryptomonnaie dans leur infrastructure — Coinbase supporte déjà des solutions cryptographiques pour cinq des plus grandes banques mondiales.
Brian Armstrong sur les compromis et la nouvelle législation
Les négociations entre l’industrie crypto et le secteur financier, sous l’égide de la Maison-Blanche, se poursuivent depuis l’échec, au début du mois, de l’initiative du Comité sénatorial des banques. Lors des dernières rencontres, les associations bancaires bloquent activement le texte, en exigeant l’interdiction des récompenses liées aux stablecoins.
Brian Armstrong espère parvenir à certains compromis, permettant aux institutions financières d’obtenir de nouvelles opportunités et avantages dans le cadre de la nouvelle législation. Cependant, le dirigeant de Coinbase s’est abstenu de révéler les détails de tels accords potentiels. Plus tôt, lors de la proposition de la « Loi sur la clarté du marché des actifs numériques », Armstrong a publiquement retiré le soutien de sa société, dénonçant des conditions inacceptables.
Stablecoins et récompenses : le point de friction
La question des récompenses sur les stablecoins est devenue le principal point de conflit lors des négociations. Brian Armstrong insiste sur le fait que le monde vit depuis longtemps dans une réalité où existent des stablecoins américains réglementés avec un système de récompenses. Selon lui, c’est un fait qu’il faut accepter et choisir consciemment : considérer cette tendance comme une opportunité ou une menace.
L’ironie de la situation réside dans le fait que les institutions bancaires elles-mêmes développent activement des compétences en cryptomonnaie. Les grandes banques recrutent des spécialistes en blockchain et actifs numériques, en élargissant leurs départements via des réseaux professionnels et des plateformes d’embauche. Cela témoigne du fait que la résilience des technologies cryptographiques est désormais reconnue même par le secteur financier traditionnel, au niveau de banques individuelles.
Obstacles politiques et complications fiscales
Le retard dans les négociations est également aggravé par des questions fiscales. Au cours de la première année de mise en œuvre, les nouvelles règles de déclaration boursière prévoient que les institutions ne devront rapporter que le revenu brut provenant des opérations en cryptomonnaies. Les acheteurs devront quant à eux déterminer eux-mêmes le coût de revient de chaque position.
Cela imposera une charge disproportionnée aux investisseurs particuliers, qui effectuent de nombreuses petites transactions. Selon Coinbase, les autorités fiscales incluent de manière injustifiée dans leurs déclarations des stablecoins comme l’USDC, adossé au dollar américain, ce qui est mathématiquement incorrect et méthodologiquement erroné.
Brian Armstrong et son équipe soulignent que ces approches surchargeant le système fiscal créent des obstacles au développement de l’industrie cryptographique. La prochaine réunion du groupe de négociation est prévue prochainement, ce qui pourrait constituer un tournant dans l’évolution de la législation américaine sur les actifs numériques.