Les secteurs de la technologie et de l'exploitation minière propulsent les actions américaines vers de nouveaux sommets alors que les données économiques divergent

Les marchés boursiers américains ont enregistré des gains solides, le secteur minier et les actions technologiques étant les principaux moteurs de cette dynamique positive. Le S&P 500 a augmenté de 0,26 % pour atteindre son niveau le plus élevé en une semaine, le Dow Jones progressant de 0,27 % et le Nasdaq 100 de 0,49 %. Les marchés à terme ont confirmé cette tendance, avec les contrats à terme E-mini S&P 500 de mars en hausse de 0,23 % et ceux du Nasdaq de mars en hausse de 0,47 %.

Ce rallye reflète un mélange de vents favorables sectoriels et de changements dans les attentes du marché. Les noms technologiques, notamment dans les semi-conducteurs et le stockage de données, ont maintenu leur surperformance. Parallèlement, le secteur minier a bénéficié d’une hausse remarquable des prix des matières premières, en particulier du cuivre, qui a atteint des sommets historiques dans un contexte de spéculation sur d’éventuelles tarifs américains sur les importations de cuivre raffiné.

La dynamique du secteur minier s’appuie sur le rallye historique du cuivre

La vigueur du secteur minier a été alimentée par des attentes d’augmentation des flux d’inventaire de cuivre vers les États-Unis. Les importations américaines de cuivre en décembre ont atteint leur niveau le plus élevé depuis juillet, signalant une ruée pour sécuriser les approvisionnements avant la mise en œuvre potentielle de tarifs. Cette dynamique a fortement dopé les actions minières, Hecla Mining ayant bondi de 8 %, tandis que Newmont Mining et Coeur Mining ont chacune gagné 3 %. Freeport McMoRan et Barrick Mining ont suivi avec des gains de 2 %, illustrant une force généralisée dans le secteur minier.

Le rallye du cuivre dépasse la performance de quelques actions individuelles. Il reflète des préoccupations plus profondes concernant les contraintes d’approvisionnement mondiales et l’interaction entre politique commerciale et disponibilité des matières premières. Les analystes considèrent la performance actuelle du secteur minier comme un indicateur clé des cycles des matières premières et des attentes en matière de demande infrastructurelle.

Leadership technologique et mouvements de titres individuels

Les semi-conducteurs et les entreprises de stockage de données ont enregistré des gains particulièrement impressionnants. SandDisk a bondi de 22 %, Western Digital de 12 %, et Seagate Technology, Microchip Technology, et Texas Instruments ont toutes progressé de 9 %, 9 %, et 7 % respectivement. Micron Technology, NXP Semiconductors, Analog Devices, et Lam Research ont augmenté entre 4 % et 6 %.

Au-delà des semi-conducteurs, d’autres performances remarquables incluent OneStream (+22 % suite à des discussions de rachat avec Hg), Aeva Technologies (+21 % après avoir été sélectionnée pour la technologie LiDAR 4D sur la plateforme Nvidia), et Oculis Holdings (+11 % après une désignation de thérapie innovante par la FDA). Zeta Global a grimpé de 10 % suite à l’annonce d’un partenariat avec OpenAI, tandis que Core Scientific a gagné 1 % après une hausse de recommandation de BTIG.

Ces gains ont été contrebalancés par des baisses dans les actions de refroidissement des centres de données. Modine Manufacturing a chuté de 14 % après l’annonce de Nvidia concernant une nouvelle technologie de refroidissement des puces, avec Johnson Controls International, Trane Technologies, et d’autres en baisse de 7 % et 2 %. American International Group a reculé de 7 % après l’annonce de la retraite de son PDG, tandis qu’Equifax et TransUnion ont toutes deux chuté de 5 % suite à des commentaires réglementaires.

Les marchés mondiaux soutiennent la tendance face à la hausse des rendements obligataires

Les marchés internationaux ont offert un contexte favorable aux actions américaines. L’Euro Stoxx 50 a atteint de nouveaux sommets, en hausse de 0,22 %, tandis que le Nikkei 225 japonais a également inscrit de nouveaux records avec une progression de 1,32 %. Le composite de Shanghai a bondi de 1,50 %, atteignant son niveau le plus élevé en 10,5 ans, témoignant d’une force généralisée dans les principaux indices mondiaux.

Cependant, cette dynamique a été freinée par la hausse des taux d’intérêt. Le rendement du Treasury à 10 ans a augmenté de 2 points de base pour atteindre 4,18 %, sous l’effet de attentes d’inflation élevées. Le taux d’inflation à 10 ans en break-even a atteint son plus haut niveau en un mois, à 2,284 %, reflétant les préoccupations du marché concernant une pression persistante sur les prix. Les contrats à terme sur le Treasury à 10 ans de mars ont diminué alors que les rendements grimpaient à 4,185 %.

Au niveau international, les rendements des bunds allemands à 10 ans ont reculé de 2,6 points de base à 2,844 %, tandis que ceux des gilts britanniques à 10 ans ont glissé de 2,8 points de base à 4,478 %. Des données d’inflation allemandes moins mauvaises que prévu ont apporté un certain soulagement, avec une hausse de l’IPC de 0,2 % en glissement mensuel et de 2,0 % en glissement annuel. L’indice PMI composite de décembre dans la zone euro a été révisé à la baisse, à 51,5, indiquant une modération de l’activité économique.

Les responsables de la Fed donnent des signaux contradictoires sur la politique monétaire

Les responsables de la Réserve fédérale ont exprimé des points de vue mitigés lors de leurs récentes déclarations. Le président de la Fed de Richmond, Tom Barkin, a adopté une position modérément hawkish, anticipant que le stimulus fiscal issu des réductions d’impôts et de la déréglementation soutiendra la croissance cette année. Cependant, il a souligné que la politique monétaire reste fragile, les responsables devant jongler avec des signaux contradictoires provenant du marché du travail et de l’inflation.

En revanche, le gouverneur de la Fed, Stephen Miran, a adopté un ton plus dovish, suggérant que la politique actuelle reste restrictive. Il a indiqué qu’il s’attend à des réductions de taux substantielles — potentiellement supérieures à 100 points de base — au cours de l’année. Cette divergence dans la communication de la Fed crée une incertitude quant au calendrier et à l’ampleur des futures ajustements de politique.

Le marché intègre actuellement seulement une probabilité de 16 % d’une baisse de 25 points de base lors de la prochaine réunion du FOMC, prévue les 27-28 janvier, reflétant le manque de consensus parmi les décideurs.

Données économiques : un tableau mitigé avant des publications clés

Les dernières données économiques ont montré des signes de ralentissement. La révision à la baisse du PMI services de décembre à 52,5 (contre 52,9 initialement) indique une modération de l’activité dans le secteur des services. Cette déception alimente les inquiétudes plus larges sur la résilience économique face à la hausse des taux d’intérêt.

Les semaines à venir seront cruciales avec une série de publications qui pourraient redéfinir les attentes. Mercredi, seront publiés le changement d’emploi ADP de décembre (attendu à 48 000), l’indice ISM des services de décembre (prévision 52,3), et les commandes industrielles d’octobre (prévision -1,1 % mois/mois). Jeudi, seront connus la productivité non agricole du T3 (attendue à +4,7 %) et les demandes d’allocations chômage. Vendredi, le rapport sur l’emploi non agricole — anticipant 59 000 nouveaux emplois et un taux de chômage à 4,5 % — pourrait avoir un impact significatif sur le marché.

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