Le paysage de l’investissement dans l’informatique quantique a connu un changement radical. Alors que des entreprises comme Rigetti Computing, D-Wave Quantum et IonQ ont généré des hausses impressionnantes sur le marché ces dernières années, les voix influentes du secteur de l’investissement technologique appellent désormais à la prudence. Ark Invest, la célèbre société d’investissement dirigée par Cathie Wood, a récemment livré une évaluation réaliste de la date à laquelle la technologie de l’informatique quantique pourrait réellement devenir commercialement viable — et le calendrier s’étend bien au-delà de ce que de nombreux investisseurs anticipaient.
Le défi principal : pourquoi les progrès de l’informatique quantique restent lents
Fondamentalement, l’informatique quantique fonctionne selon des principes totalement différents de ceux de l’informatique classique. Alors que les ordinateurs standards traitent l’information à l’aide de bits (0 ou 1), les ordinateurs quantiques s’appuient sur des qubits — des bits quantiques qui existent dans un état de superposition, leur permettant de traiter plusieurs possibilités simultanément. Cet avantage théorique est énorme. Cependant, transformer la théorie en réalité pratique s’est avéré bien plus difficile que ce que beaucoup de technologues espéraient autrefois.
Les obstacles techniques sont importants. Le développement quantique de Google en fournit un exemple révélateur : malgré des investissements de milliards dans la recherche et le développement, la société n’a réussi à doubler le nombre de ses qubits qu’une seule fois en quatre ans. Plus de qubits signifient généralement une puissance de calcul accrue, mais stabiliser ces qubits reste un défi d’ingénierie extraordinairement complexe. Les taux d’erreur quantique aggravent ce problème, et les deux enjeux doivent connaître une amélioration spectaculaire pour que la technologie atteigne des applications pratiques.
Le message de prudence d’Ark Invest sur la valorisation des actions de l’ordinateur quantique
Dans sa présentation Big Ideas 2026, Ark Invest a lancé un avertissement inattendu au marché. Malgré la réputation bien méritée de la société pour l’identification de technologies transformatrices dans des secteurs comme l’intelligence artificielle et la cryptomonnaie, l’analyse d’Ark suggère que l’informatique quantique reste profondément immature. La société estime qu’avec les trajectoires de performance actuelles, la technologie quantique n’atteindra pas le seuil nécessaire pour le décryptage cryptographique avant environ 2063.
Même dans le scénario le plus optimiste — où les entreprises quantiques parviendraient à doubler leur nombre de qubits et à réduire leurs taux d’erreur de 40 % tous les deux ans au lieu de tous les quatre ans — le calendrier le plus précoce pour des applications cryptographiques serait autour de 2044. Cela représente des décennies de développement supplémentaire sans aucune garantie de succès.
Évaluer le profil risque-rendement des actions purement axées sur l’informatique quantique
Ce constat revêt une importance particulière car les actions pure-play dans l’informatique quantique — des entreprises entièrement concentrées sur cette technologie — se négocient actuellement à des valorisations importantes tout en générant peu de revenus. Le décalage entre les attentes du marché et les fondamentaux actuels des entreprises crée un risque significatif pour les investisseurs. Des sociétés comme Rigetti et D-Wave illustrent cette dynamique : une technologie prometteuse, un potentiel à long terme captivant, mais des années de pertes et d’incertitude à venir.
Le fait qu’Ark Invest, généralement optimiste sur les innovations disruptives, ait publiquement signalé la nécessité de la retenue chez les investisseurs constitue un signe d’alerte notable. Des géants de la tech comme Alphabet prennent des précautions en développant des systèmes quantiques tout en conservant leurs activités principales. Pour les investisseurs particuliers, la distinction est importante : miser uniquement sur des entreprises spécialisées en quantique présente un profil de risque fondamentalement différent que d’investir dans des sociétés technologiques établies explorant la quantique comme l’une de leurs nombreuses initiatives.
Le calendrier de la commercialisation de l’informatique quantique reste incertain, mais les preuves actuelles suggèrent que les applications grand public sont bien au-delà des attentes actuelles du marché. Pour les investisseurs envisageant des opportunités dans les actions de ordinateurs quantiques, la patience — mesurée en décennies plutôt qu’en années — semble non seulement conseillée, mais essentielle.
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Investissements dans les actions de l'ordinateur quantique : pourquoi les leaders du secteur recommandent d'attendre 20 à 40 ans
Le paysage de l’investissement dans l’informatique quantique a connu un changement radical. Alors que des entreprises comme Rigetti Computing, D-Wave Quantum et IonQ ont généré des hausses impressionnantes sur le marché ces dernières années, les voix influentes du secteur de l’investissement technologique appellent désormais à la prudence. Ark Invest, la célèbre société d’investissement dirigée par Cathie Wood, a récemment livré une évaluation réaliste de la date à laquelle la technologie de l’informatique quantique pourrait réellement devenir commercialement viable — et le calendrier s’étend bien au-delà de ce que de nombreux investisseurs anticipaient.
Le défi principal : pourquoi les progrès de l’informatique quantique restent lents
Fondamentalement, l’informatique quantique fonctionne selon des principes totalement différents de ceux de l’informatique classique. Alors que les ordinateurs standards traitent l’information à l’aide de bits (0 ou 1), les ordinateurs quantiques s’appuient sur des qubits — des bits quantiques qui existent dans un état de superposition, leur permettant de traiter plusieurs possibilités simultanément. Cet avantage théorique est énorme. Cependant, transformer la théorie en réalité pratique s’est avéré bien plus difficile que ce que beaucoup de technologues espéraient autrefois.
Les obstacles techniques sont importants. Le développement quantique de Google en fournit un exemple révélateur : malgré des investissements de milliards dans la recherche et le développement, la société n’a réussi à doubler le nombre de ses qubits qu’une seule fois en quatre ans. Plus de qubits signifient généralement une puissance de calcul accrue, mais stabiliser ces qubits reste un défi d’ingénierie extraordinairement complexe. Les taux d’erreur quantique aggravent ce problème, et les deux enjeux doivent connaître une amélioration spectaculaire pour que la technologie atteigne des applications pratiques.
Le message de prudence d’Ark Invest sur la valorisation des actions de l’ordinateur quantique
Dans sa présentation Big Ideas 2026, Ark Invest a lancé un avertissement inattendu au marché. Malgré la réputation bien méritée de la société pour l’identification de technologies transformatrices dans des secteurs comme l’intelligence artificielle et la cryptomonnaie, l’analyse d’Ark suggère que l’informatique quantique reste profondément immature. La société estime qu’avec les trajectoires de performance actuelles, la technologie quantique n’atteindra pas le seuil nécessaire pour le décryptage cryptographique avant environ 2063.
Même dans le scénario le plus optimiste — où les entreprises quantiques parviendraient à doubler leur nombre de qubits et à réduire leurs taux d’erreur de 40 % tous les deux ans au lieu de tous les quatre ans — le calendrier le plus précoce pour des applications cryptographiques serait autour de 2044. Cela représente des décennies de développement supplémentaire sans aucune garantie de succès.
Évaluer le profil risque-rendement des actions purement axées sur l’informatique quantique
Ce constat revêt une importance particulière car les actions pure-play dans l’informatique quantique — des entreprises entièrement concentrées sur cette technologie — se négocient actuellement à des valorisations importantes tout en générant peu de revenus. Le décalage entre les attentes du marché et les fondamentaux actuels des entreprises crée un risque significatif pour les investisseurs. Des sociétés comme Rigetti et D-Wave illustrent cette dynamique : une technologie prometteuse, un potentiel à long terme captivant, mais des années de pertes et d’incertitude à venir.
Le fait qu’Ark Invest, généralement optimiste sur les innovations disruptives, ait publiquement signalé la nécessité de la retenue chez les investisseurs constitue un signe d’alerte notable. Des géants de la tech comme Alphabet prennent des précautions en développant des systèmes quantiques tout en conservant leurs activités principales. Pour les investisseurs particuliers, la distinction est importante : miser uniquement sur des entreprises spécialisées en quantique présente un profil de risque fondamentalement différent que d’investir dans des sociétés technologiques établies explorant la quantique comme l’une de leurs nombreuses initiatives.
Le calendrier de la commercialisation de l’informatique quantique reste incertain, mais les preuves actuelles suggèrent que les applications grand public sont bien au-delà des attentes actuelles du marché. Pour les investisseurs envisageant des opportunités dans les actions de ordinateurs quantiques, la patience — mesurée en décennies plutôt qu’en années — semble non seulement conseillée, mais essentielle.