Source : CryptoNewsNet
Titre original : Les Pays-Bas prévoient une taxe annuelle sur les gains non réalisés en Bitcoin
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Aperçu
Les Pays-Bas se dirigent vers la taxation des gains en capital non réalisés sur Bitcoin, actions, obligations et autres actifs. Le Parlement a approuvé une refonte majeure des déclarations d’impôt sur le revenu annuel qui obligerait les investisseurs à payer des impôts chaque année en fonction des variations de la valeur des actifs, même en l’absence de vente. Les législateurs ont présenté cette mesure comme une réponse aux décisions de justice qui ont rejeté le système actuel, basé sur des rendements supposés ou fictifs.
Le cadre de la réforme
La réforme, connue sous le nom de Wet werkelijk rendement Box 3, doit entrer en vigueur en 2028. Elle imposera les rendements réels en mesurant la différence entre la valeur d’un actif au début et à la fin de chaque année, plus tout revenu reçu. En conséquence, les gains réalisés et non réalisés seront soumis à l’imposition, selon les documents parlementaires.
La proposition a suscité un débat intense entre les partis politiques. Les critiques avertissent que le système pourrait obliger les investisseurs à payer des impôts sur des gains théoriques sans encaisser de cash. Les supporters soutiennent que le report aggraverait les pertes fiscales déjà estimées à des milliards d’euros chaque année.
Décision parlementaire malgré les réserves
La Tweede Kamer, la chambre basse du parlement néerlandais, a débattu longuement de la proposition. Les législateurs ont posé plus de 130 questions au secrétaire d’État par intérim chargé de la fiscalité Eugène Heijnen, reflétant une inquiétude générale.
Malgré de vives critiques, un consensus a émergé selon lequel reporter la réforme serait trop coûteux. Les parlementaires ont cité des pertes pour le trésor d’environ 2,3 milliards d’euros par an si le système restait inchangé. En conséquence, plusieurs partis ont montré un soutien reluctant pour éviter d’autres dégâts fiscaux.
VVD, CDA, JA21, BBB et PVV ont confirmé leur appui, tandis que D66 et GroenLinks-PvdA ont également promis leur soutien. Le député de GroenLinks-PvdA Luc Stultiens a déclaré que la taxation des profits non réalisés évite « des milliards de pertes budgétaires » et reste plus facile à mettre en œuvre.
Principaux enjeux : liquidité et complexité
La question la plus contestée concerne la taxation annuelle des actifs que les investisseurs n’ont pas vendus. Selon le nouveau cadre, les détenteurs d’actions, d’obligations ou de cryptomonnaies devraient payer des impôts sur les gains annuels, indépendamment de leur liquidité.
Heijnen a indiqué aux législateurs que le gouvernement par intérim préférait initialement taxer les gains uniquement lorsque les investisseurs percevaient des paiements. Cependant, il a ajouté que la mise en œuvre d’ici 2028 rend cette approche ingérable. Il a précisé que des retards supplémentaires mettraient à rude épreuve les finances publiques au-delà de ce que le gouvernement peut absorber.
La complexité demeure une préoccupation. Le député de ChristenUnie Pieter Grinwis a averti lors du débat que le nouveau cadre pourrait rivaliser ou dépasser la complexité du système actuel, en notant que « chaque année, nous disons qu’il devrait être plus simple ».
Traitement de l’immobilier
Alors que les détenteurs d’actifs financiers font face à une taxation annuelle, les investisseurs immobiliers verront des règles différentes. Selon le nouveau système Box 3, les propriétaires peuvent déduire les dépenses du bénéfice imposable. Ils paieront également des impôts uniquement lorsque les profits se matérialisent, plutôt qu’annuellement sur les variations de valeur.
La réforme prévoit également une taxe supplémentaire sur l’usage personnel d’une seconde résidence. Les législateurs ont déclaré que ce changement corrige les distorsions du système actuel, qui limitait les déductions et appliquait des rendements supposés indépendamment des coûts réels ou des revenus.
Perspectives d’avenir
Alors que les législateurs avancent malgré les doutes, la question clé demeure : un système fiscal ciblant les gains non réalisés peut-il équilibrer équité, faisabilité et urgence fiscale sans imposer une charge disproportionnée aux investisseurs ?
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Le Parlement néerlandais approuve une taxe annuelle sur les gains non réalisés en Bitcoin et autres actifs
Source : CryptoNewsNet Titre original : Les Pays-Bas prévoient une taxe annuelle sur les gains non réalisés en Bitcoin Lien original :
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Les Pays-Bas se dirigent vers la taxation des gains en capital non réalisés sur Bitcoin, actions, obligations et autres actifs. Le Parlement a approuvé une refonte majeure des déclarations d’impôt sur le revenu annuel qui obligerait les investisseurs à payer des impôts chaque année en fonction des variations de la valeur des actifs, même en l’absence de vente. Les législateurs ont présenté cette mesure comme une réponse aux décisions de justice qui ont rejeté le système actuel, basé sur des rendements supposés ou fictifs.
Le cadre de la réforme
La réforme, connue sous le nom de Wet werkelijk rendement Box 3, doit entrer en vigueur en 2028. Elle imposera les rendements réels en mesurant la différence entre la valeur d’un actif au début et à la fin de chaque année, plus tout revenu reçu. En conséquence, les gains réalisés et non réalisés seront soumis à l’imposition, selon les documents parlementaires.
La proposition a suscité un débat intense entre les partis politiques. Les critiques avertissent que le système pourrait obliger les investisseurs à payer des impôts sur des gains théoriques sans encaisser de cash. Les supporters soutiennent que le report aggraverait les pertes fiscales déjà estimées à des milliards d’euros chaque année.
Décision parlementaire malgré les réserves
La Tweede Kamer, la chambre basse du parlement néerlandais, a débattu longuement de la proposition. Les législateurs ont posé plus de 130 questions au secrétaire d’État par intérim chargé de la fiscalité Eugène Heijnen, reflétant une inquiétude générale.
Malgré de vives critiques, un consensus a émergé selon lequel reporter la réforme serait trop coûteux. Les parlementaires ont cité des pertes pour le trésor d’environ 2,3 milliards d’euros par an si le système restait inchangé. En conséquence, plusieurs partis ont montré un soutien reluctant pour éviter d’autres dégâts fiscaux.
VVD, CDA, JA21, BBB et PVV ont confirmé leur appui, tandis que D66 et GroenLinks-PvdA ont également promis leur soutien. Le député de GroenLinks-PvdA Luc Stultiens a déclaré que la taxation des profits non réalisés évite « des milliards de pertes budgétaires » et reste plus facile à mettre en œuvre.
Principaux enjeux : liquidité et complexité
La question la plus contestée concerne la taxation annuelle des actifs que les investisseurs n’ont pas vendus. Selon le nouveau cadre, les détenteurs d’actions, d’obligations ou de cryptomonnaies devraient payer des impôts sur les gains annuels, indépendamment de leur liquidité.
Heijnen a indiqué aux législateurs que le gouvernement par intérim préférait initialement taxer les gains uniquement lorsque les investisseurs percevaient des paiements. Cependant, il a ajouté que la mise en œuvre d’ici 2028 rend cette approche ingérable. Il a précisé que des retards supplémentaires mettraient à rude épreuve les finances publiques au-delà de ce que le gouvernement peut absorber.
La complexité demeure une préoccupation. Le député de ChristenUnie Pieter Grinwis a averti lors du débat que le nouveau cadre pourrait rivaliser ou dépasser la complexité du système actuel, en notant que « chaque année, nous disons qu’il devrait être plus simple ».
Traitement de l’immobilier
Alors que les détenteurs d’actifs financiers font face à une taxation annuelle, les investisseurs immobiliers verront des règles différentes. Selon le nouveau système Box 3, les propriétaires peuvent déduire les dépenses du bénéfice imposable. Ils paieront également des impôts uniquement lorsque les profits se matérialisent, plutôt qu’annuellement sur les variations de valeur.
La réforme prévoit également une taxe supplémentaire sur l’usage personnel d’une seconde résidence. Les législateurs ont déclaré que ce changement corrige les distorsions du système actuel, qui limitait les déductions et appliquait des rendements supposés indépendamment des coûts réels ou des revenus.
Perspectives d’avenir
Alors que les législateurs avancent malgré les doutes, la question clé demeure : un système fiscal ciblant les gains non réalisés peut-il équilibrer équité, faisabilité et urgence fiscale sans imposer une charge disproportionnée aux investisseurs ?